Toutes les personnes passent devant moi, me murmurant leurs condoléances. Les minutes passent, je vois défiler les gens sans vraiment m'en rendre compte. Mon père pose ces mains sur mes épaules, il me murmure quelque chose à l'oreille mais je ne l'entend pas ... Il n'y a désormais plus personnes dans le cimetière. Je me met à genoux devant la tombe qui en face de moi. Je joins mes mains comme si je voulais faire une prière. Quelqu'un m'attrape par les épaules; je tourne doucement la tête. C'est Nick, mon copain, mais je ne l'aime pas. Je suis avec lui pour combler le vide laissé par mon ex, mon bourreau. [ Comment tu te sers de lui ] tais-toi c'est censé être un moment tragique ! [ Ah oui c'est vrai désolé. ]. Il faut que je lui parle, que je lui dise que je ne l'aime plus, que je ne l'ai jamais aimé, mais c'est dur. Je ne veux pas le faire souffrir, mais de toute façon je pense que c'est trop tard. Je ne peux pas continuée à lui faire de faux espoirs. Au fond de moi, je sais qu'il n'y qu'une seule place dans mon c½ur, pour lui, mon tortionnaire, celui qui m'a trompé, celui qui m'a fait souffrir en silence, celui qui m'a fait passer des nuits entières à attendre son retour en ravalant mes sanglots, en pleurant en silence, en m'imaginant les scénarios les plus terribles .. pour moi, comme pour lui... celui pour qui j'ai été forte mais qui n'en a pas tenu compte... pour lui ...Bill.
Moi : Nick, il faut que je te parle...
Nick : Moi aussi, c'est d'ailleurs pour ça que je suis venu. Mais va y commence.
Moi : Non dit ce que tu veux me dire d'abord.
Nick : Très bien ... promet moi juste de ne pas faire de scandale dans la presse.
Moi : Si tu me connaissais tu saurais que ce n'est pas mon genre.
Nick : Je préférais en être sur ...
Moi : Dit moi maintenant.
Nick : Je te quitte Karmen.
Moi : Pardon ?
Nick : Ne fais pas l'innocente. Je sais que tu l'aimes encore. Ca se lit sur ton visage, ça s'entend quand on te parle de lui. Même si tu l'insulte, tes mots sonnent faux, ils laissent entendre le contraire de ce que tu penses. Et je ne veux pas souffrir à cause d'une fille comme toi.
Moi : Désolée....
Nick : C'est plutôt à moi de dire ça... j'aurais du ouvrir les yeux bien avant, écouter les conseilles de mes amis. Mais comme on dit l'amour rend aveugle. Tu étais comme ma drogue, j'avais besoins de toi pour survivre, je pensais que tu m'était indispensable. Mais non. La seule chose qui m'était indispensable c'était de me sentir aimer. Mais ce n'était pas le cas.
Moi : ...
Nick : Bye
Il me lâche les épaules et s'éloigne, ne se retournant même pas. Je ravale un sanglots et me lève. J'ai besoins de me changer les idées. Je sors à mon tour du cimetière et me dirige vers le parc où mon frère et moi allions joués.. avant. Je m'assois dans l'herbe en face de l'air de jeux. Je n'ai pas peurs que l'on me reconnaisse, ça m'est égal. Je regarde les enfants jouer, glisser sur les toboggans, faire des châteaux de sable, lancer des cailloux dans la mare d'eau, faire chavirer les canards, et tout simplement être heureux. Heureux comme peut l'être un enfant innocent qui ignore encore tout des choses de la vie, qui ignore le bien comme le pire, l'amour, comme la douleur et la haine. Mon esprit divague et je me laisse peu à peu porter par le bruit des canards, les rires des enfants, le moteur des voitures, les pleures des enfants, les cris, le sentiment d'abandon qui flotte en moi. J'ouvre les yeux, un petit garçon se tiens devant moi. Il est blond et a les yeux bleus, il pleure, il a perdu sa maman, il ressent ce que je ressent à ce moment. Alors dans un élan de générosité, je me lève et m'approche de lui.
Moi : Comment tu t'appelle ?
Petit garçon : Nicolas ... elle est où maman ?
Moi : Je ne sais pas . Viens avec moi on va la chercher.
Je lui tend la main . Il me la prend je sert ces petits doigt entre les miens. Il me rappelle Sebastian... mon frère. mais je ne dois pas pleurer pas devant le petit. Nous faisons le tour du parc mais il ne reconnais toujours personne, alors nous retournons à l'air de jeux qui est maintenant désert. J'assois Nicolas sur un banc, il tremble de froid ou de peur, je ne sais pas, j'enlève ma veste et la dépose sur ces genoux. Il me sourit vaguement. Mais les larmes commencent à perler sur ces joues.
Nicolas : Tu crois que maman elle est partie rejoindre papa là ou il est maintenant?
Moi : La où il est maintenant ?
Nicolas : Oui maman elle dit que papa il est partie voir les anges, elle dit que c'est beau un ange...
Moi : Oui c'est beau un ange.
Ces mots me font penser à Bill.
Nicolas : Tu as déjà vu des anges toi ?
Moi : Oui ... enfin non, je n'en ai jamais vu.
Nicolas : Et tu crois que maman elle serai heureuse que je vois un ange aussi ?
Moi : Je ne sais pas, je ne pense pas...
Nicolas : Pourquoi ? Je suis pas assez gentil pour voir un ange ?
Moi : Si bien sur que si, mais tu vois on voit les anges quand on est plus vieux.
Nicolas : Ah bon ? Alors pourquoi maman elle m'a dit que mon meilleur copain, Sebastian, il était allé voir les anges ?
Sebastian ... il parle de mon frère, une vive douleur me prend au c½ur, mon estomac se tort, les larmes me montent aux yeux, un sanglot arrive dans ma gorge mais je le ravale, courageusement.
Moi : Je ne sais pas.
Tout d'un coup il sauta du bain et courut vers l'entré du parc où une femme regardait dans tous les sens d'un air affolé. Il criait :
Nicolas : Maman ! Maman !
La jeune femme à la vue de l'enfant tomba à genoux et prit son petit garçon dans ces bras. Je me lève à mon tour du banc et me dirige vers eux. La femme se lève et me dit :
Femme : Comment vous remercier ?
Moi : Oh en rien ça ma fait plaisir, j'ai au moins servit à quelque chose.
Femme : Vous m'avait empêcher de perdre la seule personne qui me reste au monde. Je vous en serais éternellement reconnaissante.
Moi : De rien.
Elle s'éloigne avec Nicolas dans ces bras. Il me fait un petit signe de main. Puis plus rien, ils ont disparus dans l'ombre. Je m'avance moi aussi vers la sortie du parc. je suis ne transe. Je traverse la route sans vraiment faire attention. Je m'arrête sur le trottoir, enfin je croyais m'être arrêté sur le trottoir, j'ai juste le temps de me rendre compte que je suis au milieu de la route et de voir la voiture foncée sur moi à toute vitesse. Puis plus rien, juste un bruit sourd.
Je me réveille, une femme en blanc se tiens prés de mon lit, quand elle voit que j'ai ouvert les yeux, elle me fait signe de ne pas bouger et part en courrant. De tout manière je ne peux pas bouger, mes membres sont lourds. Quelques minutes plus tard u homme rentre dans la pièce avec un carnet et un stylo, un stéthoscope pendant à son cou.
Homme : Mademoiselle, je vais vous expliquer la situation clairement et simplement vu que vous venez juste de vous réveiller. Ne vous affolée pas, rien de trop grave, vous venez juste d'échapper de justesse à la mort mais aucun organe vitale n'a été touché, pas même un froissement de muscle ou un os cassé. Vous venez de sortir d'un coma de 2 jours. C'est pourquoi nous allons vous garder encore pendant 2 semaines, histoire de voir si vous ne faites pas de rechute. Ah oui aussi j'oublié, si vous ne sentez plus votre c'est normal, nous vous avons administré de la morphine par perfusion, c'est un anti-douleur. D'ailleurs Gisèle ( l'infirmière) il serai peut être temps de la débrancher, administrez lui plutôt une forte dose de glucose, ça la réveillera et re-tonifiera son corps. Bonne journée.
Il sort de la pièce. J'ai rien captée à son charabiat. [ En résumé : t'as faillit crever chérie !!! ] Au moins ça à le mérite d'être claire XD. Je fait rapidement le tour de la chambre, il y a un autre lit dans la pièce, il y a quelqu'un dedans mais je ne peux pas voir son visage qui est caché par un rideau séparant ma partie de la chambre à le sienne. L'autre personne prend subitement la paroles.
Personne : Content que tu sois réveillé. Ca me fera de la compagnie.
Moi : ( la tête dans le cul ) : Oui .. pourquoi t'es ici?
Personne : Piqûre d'abeille, je suis allergique.
Moi : Ah ...
Personne : Karmen ...
Moi : Oui ... ( reprenant mes esprits ) attend attend comment tu connais mon nom !
Personne : Parce que c'est moi .. tu me reconnais ?
Ca main écarte le rideau, laissant apparaître son visage. Je le vois LUI . Mon corps et mon c½ur tout entier se glace. Ma respiration accélère. [ Boum le choc! Tu veux encore de la morphine peut être ? ]
Fin du chapitre 1 [ Choquifié ? Toi ? Nan ! ] Jamais !